Mouvements de grève : les bus font un carton

Depuis le début des mouvements de grève contre la réforme des retraites, les usagers sont confrontés à un grand manque de trains. Quand ils n’optent pas pour le covoiturage, plusieurs milliers de voyageurs s’orientent donc vers le car pour effectuer leurs déplacements. Comment les compagnies de bus tirent-elles leur épingle du jeu ?

Se rendre à l’aéroport : les cars restent la solution la plus sûre

Tandis que les avions décollent normalement, se rendre à l’aéroport en période de grève peut se révéler très compliqué. Si la première idée qui vient en tête des voyageurs est de réserver un taxi, il faut savoir que les transferts en bus continuent de fonctionner de manière optimale. L’activité des bus paris charles de gaulle est par exemple très peu perturbée. Ces bus vous permettre d’accéder directement à votre aéroport de départ, à Orly ou Roissy, depuis Paris centre. Il est cependant conseillé de choisir un car qui part bien avant l’heure de l’embarquement, car les routes franciliennes sont particulièrement encombrées ces derniers temps.

Un conflit social qui profite aux grandes compagnies de bus

Pendant les mouvements de grève, les compagnies de bus voient leur demande doubler voire tripler. Afin d’engranger le maximum de bénéfices, et d’éviter d’augmenter les prix, celles-ci prévoient des trajets supplémentaires, visant à combler le manque de trains. Leur capacité a évolué de près de 10 % durant le mois de décembre 2019.

Si les compagnies ont fait circuler davantage de véhicules, elles se sont cependant focalisées sur les trajets interurbains, et n’ont pas répondu aux demandes du gouvernement d’augmenter la circulation en Ile-de-France. Elles doivent également faire face à leurs propres limites, la mise en place d’une offre supplémentaire immédiate étant difficile à développer.

En un claquement de doigts, les compagnies doivent en effet trouver des véhicules et des chauffeurs, et s’assurer d’avoir de la place disponible dans les diverses gares routières. Cela engrange un certain nombre de contraintes administratives. Augmenter la capacité d’accueil de près de 50 % apparaît comme étant irréaliste, le processus demandant une préparation très importante. Les cars ajoutés sont donc priorisés sur les axes les plus empruntés, et pour lesquels la demande est la plus forte. En décembre, les destinations les plus populaires ont été la Normandie, l’Ouest, Lyon et Strasbourg.

Enfin, si de nombreuses personnes ont trouvé place dans un autocar, d’autres ont tout de même été obligées d’opter pour leur véhicule personnel. Malgré les embouteillages et la fatigue engendrée par un long trajet, cette option a dû être privilégiée par bon nombre de foyers devant le manque de trains, les tarifs prohibitifs de l’avion, et les bus complets, victimes de leur succès.