Accompagner une personne en fin de vie

Les projections démographiques de l’Institut National de la Statistique et des études économiques ( INSEE) relatives au vieillissement de la population à de quoi affoler les prises de conscience les plus réfractaires aux conséquences de l’allongement de l’espérance de vie. En effet, c’est une importante partie de la population ( les anciens baby boomers) qui afflue vers l’âge dit « senior » puis vers le troisième âge.

Or, si tout le monde bénéficie des mêmes améliorations de conditions sanitaires et perfectionnement de soins de santé, les besoins de tout un chacun sont variables et méritent une attention particulière car les habitudes de vie et desideratas personnels mais également le soutient de l’entourage subséquent pour alimenter le bien être quotidien jusqu’à la fin de vie diffèrent drastiquement.

De ce fait, la perte d’autonomie est inéluctable mais ne peut être une science prévisible et déterminable. Il est donc possible de profiter à loisirs de moments sereins et paisibles tout en ayant conscience que chaque journée supplémentaire est une chance pour profiter pleinement de son environnement. De ce fait, les français affirment vouloir vivre à domicile tant que possible tout en bénéficiant d’aménagements utiles à leur sécurité quotidienne pour assurer la protection des personnes âgées.

C’est pourquoi il est urgent de repenser l’accompagnement des quelques 20 millions de personnes de plus de 60 ans en 2030 amenées à vivre en moyenne jusqu’à 78,9 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes voire jusqu’à 100 ans pour près de 200 000 d’entre eux d’ici une bonne cinquantaine d’années selon l’INSEE.

Vivre l’age senior sereinement tout en se préparant à la fin de vie

Il s’agit d’une responsabilité individuelle et collective inéluctable que d’organiser la prise en charge de fin de vie personne âgée qui ne peut plus du tout être ignorée au regard de la perte d’autonomie qu’elle engendre. Cela peut tout aussi bien être progressif que soudain lors d’un choc psychologique souvent associé à la perte d’un proche.

Depuis 20056 et la loi LEONETTI, plusieurs projets juridiques visent à organiser la fin de vie et encourager l’hospitalisation à domicile ou l’accompagnement de fin de vie à domicile : les projets de loi FALORNI OU TOURAINE ont tentés de rouvrir le débat sur la fin de vie personnes âgées dépendantes ou malades. L’aidée majeure correspond au droit de mourir dans la dignité.

Etre entouré dignement pour une bonne prise en charge de fin de vie

Fort heureusement, les associations actives sur le terrain, n’ont pas attendu après les multiples projets de loi pour mettre en œuvre un service d’aide à domicile pour accompagner la personne âgée tout en la respectant dans ses attentes et ses besoins. Les soignants restent effectivement frileux face au droit de mourir aussi accordent ils toute leur compétence et attention pour répondre thérapeutiquement tout en alliant soins palliatifs et soins curatifs. C’est pourquoi, les traitements quotidiens peuvent être prodigués sous forme de présence bienveillante avec une auxiliaire de vie, des toilettes respectueuses avec des infirmiers, des femmes de ménage pour l’entretien du domicile, des cures ponctuelles avec un suivi psychologique, jusqu’aux soins plus spécialisés à domicile pour la prise en charge de la maladie : Charcot, Alzheimer, Parkinson générant un handicap permanent.

En réalité, tel que l’a déclaré le 18/12/2018, Philippe Coursier, membre de l’institut Droit et Santé, ce sont de réelles réformes structurelles qui seraient à entreprendre pour encourager et généraliser ces soins à domiciles efficaces et de qualité.